QUESTIONS :

J’aimerais savoir le sens exact du commandement « Tu ne tueras point. » DEUTÉRONOME 5: 17. Je sais que cela veut dire à prime abord de ne point tuer d’hommes, mais est-ce que ce commandement ne va-t-il pas plus loin en disant réellement de ne rien TUER, que ce soit même un insecte?

Il arrive parfois de voir une araignée dans une maison et le réflexe des gens est de tout de suite l’écraser et de mettre le tout à la poubelle. Doit-on essayer de capturer cette araignée vivante pour ensuite la relâcher à l’extérieur? Car je déteste tuer quoi que ce soit même un insecte.

RÉPONSE :

Tuer est permis selon certaines circonstances

Le commandement « Tu ne tueras point. » DEUTÉRONOME 5: 17 ne veut certainement pas dire de ne rien tuer tel que vous le supposez dans votre question. En fait, il existe plusieurs exemples dans la Bible qui confirment bien le contraire. Nous vous en énumérerons quelques-uns seulement, et ce, dans le but de mieux vous éclairer.

Le peuple de Dieu versus les autres nations

Premièrement, il existe une différence entre ce qui était permis avant et après la venue de Jésus-Christ. Avant la venue du fils de l’homme sur la terre, nous lisons dans Exode 19: 25 que Moïse s’est adressé au peuple de Dieu ET NON PAS À TOUTES LES NATIONS pour lui transmettre la Loi que Dieu venait de lui faire entendre. Ainsi, si vous scrutez l’Ancien Testament, vous remarquerez que malgré que l’Éternel interdisait à son peuple de se tuer entre eux, Il permettait en contrepartie que son peuple tue les autres nations parce qu’elles vivaient d’une manière qui était abominable aux yeux de l’Éternel.

La punition de mort parmi le peuple de Dieu

De plus, l’Éternel détestait tellement l’impureté, le péché et tout ce qui pouvait souiller une personne qu’Il a même à certaines occasions particulières ordonné à des gens de son peuple de tuer d’autres personnes appartenant également à son peuple mais qui étaient souillées. Par exemple, il y avait le vengeur du sang qui devait tuer le meurtrier d’un individu appartenant au peuple de Dieu: « Le vengeur du sang fera mourir le meurtrier; quand il le rencontrera, il le tuera. » NOMBRES 35: 19. Un autre exemple est lorsque Moïse s’est aperçu que le peuple de Dieu vivait dans le désordre, il ordonna au nom de l’Éternel de tuer « … son frère, son parent. » EXODE 32: 27. De plus, l’Éternel avait émis l’ordonnance stricte à son peuple de tuer toute personne qui se rendait abominable à ses yeux. Ainsi, la femme qui s’approchait « … d’une bête, pour se prostituer à elle, … » LÉVITIQUE 20: 16 devait être tuée avec la bête concernée. La punition de mort était aussi réservée à celui qui frapperait un homme mortellement EXODE 21: 12, à celui qui frapperait ou maudirait son père ou sa mère, à celui qui déroberait un homme EXODE 21: 15 - 17, au boeuf qui tuerait de ses cornes un homme, une femme ou un autre boeuf EXODE 21: 28 et 36, à la magicienne EXODE 22: 18, à quiconque coucherait avec une bête EXODE 22: 19 et à plusieurs autres personnes qui étaient souillées.

Les autres nations tuées par le peuple de Dieu

Pour ce qui est des autres nations, lisez attentivement l’Ancien Testament pour découvrir le nombre de fois incalculables où Dieu a aidé son peuple à gagner les guerres que son peuple entamait contre les autres nations. Le commandement de ne pas tuer s’adressait au peuple de la maison d’Israël afin qu’ils ne se tuent pas entre eux, mais le peuple d’Israël tuait régulièrement leurs ennemis sans enfreindre aucunement le commandement de ne pas tuer.

La mort d’animaux

L’Éternel avait également ordonné de tuer des animaux selon un rituel particulier dans le but de Lui offrir des sacrifices expiatoires de leurs péchés. Parmi plusieurs autres exemples sachez qu’il y avait le taureau qui était utilisé comme sacrifice pour l’expiation du péché EXODE 29: 14, le bélier a servi à la consécration d’Aaron EXODE 29: 26, l’agneau servait à des expiations sur l’autel EXODE 29: 37 - 38.

D’autre part, Dieu n’aurait pas choisi David comme son serviteur s’Il n’avait été d’accord avec le fait qu’il puisse tuer les lions ou les ours qui s’attaquaient à son troupeau de brebis 1 SAMUEL 17: 35.

Animaux, poissons et insectes: source d’alimentation

Jésus parle que ses boeufs et ses bêtes grasses ont été tués pour le festin qu’il a préparé MATTHIEU 22: 4. L’Éternel a non seulement permis à l’apôtre Pierre de tuer et de manger des animaux, mais il le lui a ordonné en disant: « Tue et mange » ACTES 10: 13 Il n’y a pas de commandement dans la Bible qui empêchent de tuer une araignée ou un autre insecte. Dans les faits, même un élu de Dieu, Jean-Baptiste, tuait volontier des sauterelles pour s’en nourrir MARC 1: 6. Sans oublier qu’il a fallu que Jésus ou l’un de ses apôtres tue les poissons qu’ils mangeaient et qu’ils ont servi à la foule.

La mort spirituelle

Comme ECCLÉSIASTE 3: 3 nous indique qu’il y a « … un temps pour tuer, et un temps pour guérir… » la venue de Jésus a instauré la fin du temps pour tuer et le commencement du temps pour guérir. Comme la mort du corps et celle de l’esprit se confrontaient continuellement, Jésus a démontré à plusieurs reprises de l’importance de laisser tomber la punition de la mort du corps ainsi que la crainte de la mort du corps dans le but de sauver la vie de l’âme.

Job avait compris la différence entre la mort du corps et celle de l’esprit quand il a dit: « Il a sucé du venin d’aspic, la langue de la vipère le tuera. » JOB 20: 16, Salomon aussi quand il parle de la femme adultère PROVERBES 7: 26, ou du paresseux PROVERBES 22: 13. L’Éternel parle de la mort des âmes qui écoutent le mensonge ÉZÉKIEL 13: 19, et de celles qui seront tuées par les paroles de Sa bouche OSÉE 6: 5. Ainsi, l’apôtre Paul nous parle d’une façon, parmi d’autres, où Dieu peut apporter la mort par Ses paroles: « … car la lettre tue, mais l’esprit vivifie. » 2 CORINTHIENS 3: 6. Une personne qui se dit convertie à Jésus-Christ en ayant la Bible (la lettre de Dieu) comme livre de référence et qui ne croit pas et ne pratique pas la sainteté tue son propre âme avec la lettre parce qu’il lui manque l’esprit de sainteté qui donne la vie à l’âme.

Jésus s’est chargé d’apaiser les âmes intéressées à se convertir mais remplies de la crainte d’être tuées par un des leur en leur révélant qui craindre: « Ne craignez pas ceux qui tuent le corps et qui ne peuvent tuer l’âme; craignez plutôt celui { Dieu } qui peut faire périr l’âme et le corps dans la géhenne. » MATTHIEU 10: 28.

Jésus s’est toujours appliqué à préserver les gens en vie dans l’espoir qu’ils se convertissent puisqu’après leur mort, il ne leur reste plus qu’à attendre le châtiment éternel HÉBREUX 10: 27. Quand les disciples ont été animés d’un désir de tuer le corps d’un peuple en particulier, Jésus les réprimanda parce qu’Il voulait sauver leur âme LUC 9: 54 - 56. Le serviteur de l’Éternel Ézéchias l’a bien annoncé lors d’une de ses prières quand il a dit: « Ce n'est pas le séjour des morts qui te loue, Ce n'est pas la mort qui te célèbre; Ceux qui sont descendus dans la fosse n'espèrent plus en ta fidélité. » ÉSAÏE 38: 18 - 19.

Sans oublier les faux prophètes qui voulaient tuer Jérémie spirituellement au lieu de le tuer charnellement en disant: « Venez, complotons contre Jérémie! Car la loi ne périra pas faute de sacrificateurs, Ni le conseil faute de sages, ni la parole faute de prophètes. Venez, tuons-le avec la langue; Ne prenons pas garde à ses discours! » JÉRÉMIE 18: 18.

Et vous, lecteur, lectrice, allez-vous tuer le prophète de Dieu ainsi que votre propre âme en négligeant de prendre garde à ses discours?